J’ai passé une partie de ma journée à la Mairie de ma ville, ou plutôt à faire des allers-retours à la Mairie. Je voulais tout simplement faire refaire mon passeport. Tout simplement…
En élève appliquée, j’avais listé les documents à fournir :
* Original de l’acte de naissance (à demander à la Mairie de l’arrondissement de naissance).
* Justificatif de domicile (facture EDF, tel, impôts…).
* Carte d’identité
* 60 euros de timbres fiscaux
* 2 photos
Rien de bien compliqué a priori…
J’arrive, donc, au guichet avec mes petits documents. Je ne fais pas la queue. Je fais partie de ces privilégiés qui peuvent s’absenter du bureau dans la journée, sans devoir courrir les administration entre midi et deux. Pas un chat, j’étais la seule au guichet. 10h du matin.
Je prénsente fièrement mes documents, et c’est là que ça se gâte : les photos sont en noir et blanc, il les fallait en couleur, la facture des impôts ne convient pas, il faut un avis d’imposition… Evidemment, le premier photomaton est à 15 minutes à pieds (en marchant vite) et n’ayant pas de voiture, ça commence à légèrement m’énerver. Bref, je reviens avec les dîtes photos, et je dois encore aller chercher leur foutu avis d’imposition (où est-il d’ailleurs ?).
Je reviens triomphalement une heure et demi après, pour me faire dire que ça ne partira que mercredi, comme lundi est férié, et qu’il faut compter 4 semaines minimum.
Histoire de rigoler un peu, voici un extrait du papier qu’on m’a remis, concernant les photos à fournir :
« Le visage doit être strictement de face et correctement centré sur la photo, les deux côtés du visage doivent apparaître clairement (…), les yeux ouverts et fixant directement l’objectif, sans cheveux devant (…), l’expression du visage doit être neutre, pas de sourire, la bouche fermée (…), poses stylisées proscrites (…), le portrait doit être représenté de telle manière que seul le haut (ou la base du cou) soit visible, la taille du visage doit être comprise entre 3,2 et 3,6 cm ou doit occuper 70 à 80% du cliché »
Vous m’auriez vu dans le photomaton ! Et surtout, vous auriez vu le résultat : un repris de justice avec une tête énorme qui regarde droit devant, l’air crispé. C’est sûr, quand on me contrôlera dans les aéroports, on aura des doutes sur mon honnêteté…