esther on 27 - juin - 2011 3 commentaires

Les réservations pour cet été sont en berne, c’est un fait. En sept années d’activité, je n’avais jamais remarqué un tel attentisme de la part des clients. C’est bien simple, les demandes que nous recevons via Un Voyage Parfait portent sur les voyages de dernière minute (entendez : départ entre demain et dans 15 jours) ou les voyages bien plus tardifs (voyages de noces pour 2012). Entre les deux : rien. Et pourtant, nos clients ne sont pas tous d’anciens adeptes du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte (destinations majoritairement boudées cet été). Difficile donc de comprendre la conjoncture.

En échangeant avec des confrères et partenaires, tous en arrivent au même constat : les clients contactent les agences de voyages et les tour operateurs très peu de temps avant le départ. Souvent après avoir écumé les offres internet sans succès. Les anecdotes ne manquent pas. Comme ces familles qui souhaitent des chambres communicantes à 15 jours du départ (impossible : ce type de chambre se réserve plusieurs mois à l’avance). Ou encore ces clients qui pensent qu’en dernière minute, les voyages sont quasi-gratuits (avec des budgets de moins de 500 euros la semaine, en formule all inclusive, vol inclus). Sans oublier ceux qui espèrent trouver des prestations identiques à la Tunisie, à prix égal mais… ailleurs !  Bref, nous sommes perplexes, nous attendons que Juillet arrive pour savoir si cette année, les Français comptent rester chez eux, loger chez des amis ou dans leur famille, réserver seuls leurs voyages sur internet, ou voyager à l’étranger, via les agences, mais en toute toute dernière minute. 

Concernant les séminaires d’entreprise, c’est tout l’inverse. Les clients s’agitent pour finaliser la réservation de leur séminaire de rentrée via Un Seminaire Reussi et nous ne savons plus où donner de la tête !

Dîtes-moi, vous les potentiels clients, avez-vous déjà réservé vos vacances d’été et par quel biais ? où partez-vous ? Et vous, les agences, souffrez-vous du manque de clients en cette fin Juin ?  

esther on 23 - juin - 2011 1 commentaire

Ibiza ? La fête, les soirées branchées, les hôtels-club en bord de mer, les hôtels de luxe pour la jet-set dans la ville, etc. J’en ai fait sourire plus d’un, lorsque j’ai accepté une invitation pour découvrir Ibiza sous l’angle des séminaires d’entreprise. Et pourtant… Lorsqu’on sait que les Baléares sont en progression de + 50% de touristes, depuis le Printemps Arabe (et ce, derrière les Canaries, avec + 130% de visiteurs), on comprend le potentiel des îles espagnoles.

A 1h40 de vol de Paris, j’ai passé la semaine du 10 au 17 Juin sous un soleil radieux, par 27 degrés à l’ombre, alors que la France subissait le vent et la pluie. Certes, je n’ai pas passé la semaine à lézarder sur la plage mais j’ai vu des locaux et des touristes qui s’en donnaient à coeur joie.

J’ai séjourné dans la jolie station balnéaire de Santa Eulalia, à 20 km au Nord d’Ibiza ville. A la fois port de plaisance plutôt chic et lieu de baignade agréable, cette station est essentiellement fréquentée par des retraités britanniques et d’Europe du Nord (rien à voir avec le cliché d’Ibiza délurée !). Pas de discothèque dans cet environnement, mais des bars lounge branchés très agréables qui peuvent facilement être privatisés pour des groupes.

J’ai visite de nombreux hôtels, des villages charmants et la ville d’Ibiza, construite tout en hauteur. J’ai testé une croisière qui longe la côte et les eaux turquoises et crystalines. La petite île d’Ibiza a beaucoup à offrir, et surtout beaucoup plus que son image de destination pour jeunes débridés et jet-set bling-bling.

Pourquoi choisir Ibiza comme destination séminaire d’entreprise ?
1/ Il existe de nombreuses connexions aériennes (du moins de Mai à Octobre) et le temps de vol est très court
2/ Le climat est très doux jusqu’en Automne
3/ Il existe une infrastructure hotelière bien développée, tant pour de grands complexes 4* et 5* avec salles de séminaires et auditorium que pour de petits hôtels de charme (ou fincas) pour un séminaire de direction en toute discrétion.
4/ Les activités sont diverses et variées (chasse au trésor dans la vieille ville d’Ibiza classée au patrimoine de l’Unesco, mini-croisières, sports d’eau tels que parachute ascensionnel, ski nautique, jet ski…)
5/ Les restaurants branchés et boîtes de nuit sont uniques au monde (notamment pour les incentives entre commerciaux)
6/ Les tarifs restent abordables (le coca cola à 2 € en terrasse et en bord de mer, vous imaginez)

Je suis en train de monter des programmes de séminaire sur Ibiza, si la destination vous intéresse pour votre futur évenement, n’hésitez pas à m’appeler au 01 77 64 29 66 ou à remplir le formulaire de devis sur le site Un Seminaire Reussi.

esther on 1 - juin - 2011 7 commentaires

Lundi 30 Mai, j’ai testé pour vous l’hotel Concorde Lafayette 4*, situé dans le 17e arrondissement de Paris, à 2 minutes à pieds de la Porte Maillot. J’ai profité d’un tarif Facebook très alléchant : 80 euros la nuit pour 2 personnes en chambre club et petit déjeuner VIP au 30e étage. Je ne me faisais pas trop d’illusion, quant au charme du lieu, je m’y suis rendue dans l’optique d’y développer des voyages de groupe et séminaires d’entreprise - l’hôtel dispose de plus de 900 chambres. Cependant, la déception fût grande.

Pour rester positive, voici les points qui m’ont plu :

* L’accueil à la réception était aimable et professionnel (bien que l’attente fût un peu longue)
* Comme j’ai le vertige, je demandé une chambre supérieure en étage peu élevé (moins bien que la chambre club initialement prévue) et la vue du 5e étage était à couper le souffle (le Sacré Coeur au loin)
* La chambre était moderne et fonctionnelle, dans les tons marron et beige (bien que des traces noires sur les murs m’aient un peu étonnée), avec un lit confortable, un espace de travail, et une salle de bain design
* Les couloirs de l’hôtel étaient propres et agréables
* La qualité des produits au petit déjeuner (mention spéciale pour l’orange pressée)

Et maintenant, les aspects qui m’ont déçue :

* Le hall de l’hôtel est tristounet, sombre, un peu années 70 défraîchi, avec une déco maronasse qui pendouille du plafond
* Il faut s’armer de patience, avec les ascenseurs
* Le prix public affiché en chambre (700 euros hors petits déjeuners) prête à sourire (au regard de la prestation fournie)
* La chambre est de dimension assez restreinte
* Le petit déjeuner au rez-de-chaussée : un vrai hall de gare, la bousculade, un personnel peu aimable (je me suis fait « gronder » par une serveuse parce que je changeais de table, elle m’a dit « bon ben d’accord, maintenant je dois ramasser vos saletés ! »)
* Et d’ailleurs pourquoi ai-je changé de table ? parce que la clim’ à fond au dessus de ma table menaçait de me donner un rhume de cerveau !
* Et même en changeant de table, j’ai frisé l’hypothermie, et j’ai avalé le petit déjeuner en deux coups de cuillère à pot, avec pour spectacle improbable une jeune femme qui tentait de remplir sa bouteille d’eau en plastique avec un verre d’eau.
* Les groupes gigantesques de touristes étrangers qui harpentent le hall de l’hotel

Bref, je ne suis pas convaincue. Je n’ai même pas demandé à visiter les salles de réunion, du coup. Je précise que le petit déjeuner VIP au 30e étage (auquel j’avais droit) était peut-être bien plus intime et agréable… Mais, comme je vous l’expliquais, le vertige m’aurait empêchée de profiter. Sans regrets cependant, car en lisant les avis sur Tripadvisor, il semblerait que ce petit déjeuner pseudo-VIP n’est en fait qu’un maigre buffet sans variété.

En quittant l’hôtel, je me suis dit que j’étais pressée de rentrer chez moi, et que j’aurais sans doute passé un meilleur moment dans ma cuisine, avec mon café et mes tartines, c’est vous dire… En résumé, un hôtel-usine qui ne me semble pas adapté à une clientèle française B to B un tant soit peu regardante sur la qualité.

Mais peut-être avez-vous déjà testé l’hôtel Concorde Lafayette ? Qu’en avez-vous pensé ?

esther on 30 - mai - 2011 2 commentaires

Je viens de signer un contrat pour un séminaire à Malte, et j’en suis la première étonnée. Laissez-moi vous raconter les rebondissements de cette histoire… Il y a facilement trois mois, une responsable marketing d’un grand groupe me contacte pour l’organisatation d’un séminaire au Maroc, pour une équipe de 25 collaborateurs internationaux. Les échanges avec la cliente sont tout de suite amicaux et agréables, et l’on bâtit ensemble le programme désiré. Des activités sportives originales, un hôtel de grand confort, des soirées branchées et typiques à Marrakech. Le tout pour un budget raisonnable, au regard des prestations. Bref, j’étais assez contente du résultat.

Premier rebondissement :
J’apprends que le feu vert pour le déblocage des fonds doit venir des Etats-Unis. J’apprends aussi qu’il va falloir patienter car l’autorisation n’est pas arrivée. Evidemment, les conséquences sont la perte des options sur les vols et l’hôtel. Nous convenons donc, avec la cliente, qu’elle revienne vers moi dès qu’elle obtient une réponse. Vous imaginez – et vous savez sans doute – comme c’est inconfortable et décevant, lorsqu’on a travaillé sur un projet, de le voir mis en veilleuse de la sorte. Bref, j’étais tout de même confiante, tout me laissait penser que la cliente avait retenu notre devis, et qu’on n’attendait plus que l’aval de la maison-mère.

Deuxième rebondissement :
Looooooooongtemps après (peut-être un mois plus tard), j’apprends que le projet redevient d’actualité, mais que nous sommes en compétition avec plusieurs agences. Première nouvelle. On nous demande de remanier le devis, ce que je fais de bonne grâce. Je commence à perdre espoir. A nouveau, un long silence.

Troiième rebondissement :
La cliente est sur le point de signer avec Un Séminaire Réussi, elle m’annonce que nous avons été retenus pour organiser leur séminaire à Marrakech. S’ensuivent quelques mises au point, mais je suis ravie de la tournure que prennent les choses. Quand tout à coup, se produit l’attentat dans un café de la place Djema El Fna. Machine arrière. La cliente ne veut plus envoyer ses équipes au Maroc :-( Il faut TOUT reprendre depuis le début. Découragement, je l’avoue. Mais je reprends le dessus, et on re-discute de destinations potentielles. Le problème ? Sans changer d’un iota le confort de l’hotel et le type d’activités, on ne pourra plus tenir le budget. Ce n’est pas un mystère, j’en parlais justement ici, le Maroc est LA destination séminaire au meilleur rapport qualité-prix. On est dans une impasse…

Quatrième rebondissement :
Le budget reste inchangé (1000 € / personne pour 3 jours) MAIS les billets d’avion sont désormais à la charge des collaborateurs. Cela nous donne une bouffée d’oxygène. On repart sur d’autres pistes. Le souci ? Comme les collaborateurs viennent du monde entier, il faut trouver une destination facile d’accès, et avec des plans de vol pratiques, fréquents et sans escale. On se tourne vers l’Espagne, le Portugal et Malte. Finalement, je me rends compte qu’en terme d’originalité du programme, de qualité de l’hébergement et de restaurants, Malte s’impose. La cliente semble emballée. J’ai bien dit « semble ».

Cinquième rebondissement :
Malte ne plaît pas aux collaborateurs. Ils ne connaissent pas, mais la destination ne leur fait pas envie, ils ont peur de s’ennuyer, c’est une équipe jeune. Ils préfèrent les Canaries ou la Sardaigne. Ah bon. J’argumente, j’explique qu’on ne pourra pas contruire le programme qu’ils souhaitent sur ces destinations, que les vols seront compliqués à trouver, etc. Mais la cliente a reçu un devis concurrent sur la Sardaigne qui séduit les collaborateurs. En terme de destination tout du moins. Car c’est un village-vacances certes 4* en formule tout inclus, avec aucune activité fédératrice au programme. La cliente a aussi une piste sur la Crête. Je me re-re-décourage. Je ne dois plus trop espérer, me dit la cliente, Malte est écartée.

Sixième rebondissement :
Je recontacte la cliente, quelques jours plus tard, et je lui demande où elle en est. Elle admet alors que les concurrents se sont montrés très confiants mais qu’à ce jour, les programmes reçus sont décevants et fades, et que de plus, les vols semblent effectivement compliqués à trouver vers la Sardaigne et la Crête. Je commence à me détendre. La cliente me demande un énième argumentaire pour justifier l’intérêt de Malte. Je m’exécute : climat doux, pays anglophone (essentiel pour un groupe international), bel hôtel en bord de mer et en centre-ville, activités sportives amusantes (parachute ascensionnel, balade en quad, course en canoe), soirées animées (bar, discothèques, bons restaurants)… Je connais bien mon dossier.

EPILOGUE :
La cliente signe notre contrat, elle est conquise. Malte reste une destination qui n’attire pas vraiment ses équipes, mais le contenu du programme et l’accessibilité l’emportent. J’apprends alors, incidemment, que 15 agences ont été mise en compétition sur ce dossier. Heureusement que je l’ai pas su avant, car je pense que j’aurais refusé de m’en occuper :-)  

Ne jamais s’avouer vaincu ou se laisser décourager, aller au bout des choses. Voilà la leçon que je tire de cette expérience.

esther on 27 - mai - 2011 Ajouter un commentaire

Ca fait toujours plaisir, lorsque les journalistes s’intéressent à ce qu’on fait. J’ai été interviewée pour le magazine en ligne Dailyconso au sujet de mon métier de courtier en voyages. Pour découvrir l’interview, cliquez ici.

Le concept de courtier en voyages, que j’ai crée en 2004, n’est pas toujours bien compris. Nous ne sommes pas une agence de voyages, mais des consultants en voyage. Nous trouvons pour vous l’offre la plus adaptée à votre demande, et nous vous mettons en relation avec le prestataire organisateur. Cela garantit une totale indépendance, et des produits véritablement sur mesure. Pour voir la vidéo de présentation du courtier en voyages, c’est par là.

Testez-nous : demandez votre devis sur Un Voyage Parfait.

esther on 27 - mai - 2011 8 commentaires

C’était imminent, dans la profession, nous savions que le site de deals en achats groupés allait commercialiser des voyages. Groupon était en instance d’obtenir sa licence. C’est chose faite. Quel est le premier deal ? Un circuit de 8 jours en Turquie, vol inclus, au tarif dérisoire de 199 euros par personne ! Le départ, pour ce prix-là, se fera hors saison (en Novembre 2011), avec plusieurs dates possibles.  J’ai lu entre les lignes, pas de frais cachés apparemment (mis à part les entrées sur les sites, à payer en supplément). De plus, comme on choisit sa date au moment de l’achat, pas de risque de surbooking.

Ce dernier point avait été soulevé concernant les ventes de nuits d’hôtel ou de soins et massages, sans date. En effet, lorsque 800 personnes achètent un « deal », comment être sûr qu’ils pourront utiliser leur bon d’achat, au moment qui les arrange ? Exactement comme pour les coffrets-cadeaux : on achète un week-end avec nuit et dîner gastronomique, et lorsqu’on appelle l’hotel pour réserver, on vous propose des dates en semaine et hors vacances scolaires, ou alors un samedi, mais dans 6 mois ! Evidemment, vous souhaitez utiliser le bon cadeau un samedi soir, de préférence dans moins de 2 mois, et vous êtes très déçu…

L’obstacle de la disponibilité semble donc contourné, avec ce premier deal voyage. Groupon commercialisait déjà des produits hôteliers, mais sans transport. Des prix cassés pour Marrakech, ou des hôtels moyen de gamme partout en France et en Europe.  Cependant, je pense que leur modèle économique ne leur permettra pas de sortir du tourisme de masse. Il leur faut des hôtels de grande capacité et des voyagistes prêts à vendre à prix coûtant pour (tenter de) se faire connaître. Un pari risqué pour les professionnels du tourisme qui acceptent le deal.

Je suis allée voir qui est le premier voyagiste à sauter le pas. Il s’agit de Instant Voyage (je ne connais pas), un spécialiste des voyages de groupe basé dans le Nord de la France, qui semble t’il commercialise le voyage en Turquie proposé chez Groupon. Cependant, lorsqu’on achète le voyage sur le site web du voyagiste, il revient à 799 euros  (avec un départ plus tôt dans la saison, en Octobre).

J’espère que des journalistes vont faire partie du voyage, pour nous raconter leurs impressions. J’ai hâte de savoir ce qu’on est ne droit d’attendre pour 199 euros vol, circuit, hôtels, guide et repas inclus ! (non non, je n’ironise pas). Et je vais suivre de près l’agence qui s’est associée à Groupon, pour voir si elle gagne en notoriété !

Pour finir sur une note positive, le monde bouge, il faut l’accepter, et je suis bien mal plaçée pour m’ériger en modèle, moi qui ait fait couler tant d’encre avec mon modèle économique controversé de courtier en voyages via Un Voyage Parfait.

esther on 26 - mai - 2011 2 commentaires

C’est très français, même quand les affaires vont mal, on se doit se faire bonne figure et de dire que tout va bien. Au pire, on peut annoncer du bout des lèvres qu’on traverse une période un peu plus calme. Mais l’on s’empresse d’ajouter que l’on n’est pas inquiêt, que c’est tous les ans pareil à la même période, et que l’on a des projets « en cours ». Ca, c’est le discours officiel qu’on tient aux journalistes censés attester de notre bonne santé financière auprès de potentiels clients.      

Lorsqu’on lit la presse professionnelle spécialisée, on voit l’envers du décor, on découvre que tous ces prestigieux acteurs du tourisme, qui vendent des voyages sur mesure, sont en difficulté. A plus ou moins grande échelle, mais ils avouent (au mieux) avoir gelé les recrutements. Ils parlent aussi de « réaménagement du temps de travail et des RTT », de « polyvalence des employés ». Ils avouent à demi-mot n’avoir parfois qu’un seul employé par point de vente, à qui on paye des heures sup, pour éviter les charges sociales qu’un second employé occasionnerait.

Bref, on se rend bien compte que la crise est toujours là, que les Français restent majoritairement en France. Lorsqu’ils voyagent à l’étranger, ils sont nombreux à acheter leurs séjours en dernière minute, sur internet. Pour preuve, 1 français sur 2 n’a pas encore planifié ses vacances d’été, à un mois du départ ! Et pour cause, le Français est devenu opportuniste… Ce qui - petite parenthèse – risque de poser souci cette année, car la méfiance envers les pays du Magreb pousse les clients à réserver majoritairement en Europe du Sud (Espagne, Italie, Portugal). Il y a fort à parier que cette année, les disponibilités seront moins nombreuses et les tarifs de dernière minute moins alléchants. 

En résumé, les acteurs du tourisme souffrent, à de nombreux égards. Le volcan islandais (heureusement moins méchant que celui de l’an passé) a donné des sueurs froides à de nombreux voyagistes, ces derniers jours.  Pour se démarquer, le sur-mesure ne suffit plus, il faut vendre de l’ultra-sur-mesure. Des voyages qui surpassent les envies des clients, pour les surprendre, encore et toujours, et achever de les convaincre que l’on est indispensable.

Toujours dire que tout va bien, donc. Ce qui, Outre-Atlantique, est perçu comme une preuve de courage et d’enrichissement personnel, est très mal vu chez nous. En France, on se drape donc dans sa dignité, on fait le dos rond, et on ne laisse rien transparaître de ses inquiétudes.

Comment je vais ? Et mon entreprise ? Tout va bien :-)