esther on 14 - mai - 2012 Ajouter un commentaire

C’est bien joli, de dire qu’on fait des « voyages sur mesure », du « cousu main » comme diront certains, du « voyage à la carte » ou encore du « voyage personnalisé »… le vocabulaire ne manque pas pour laisser penser au consommateur qu’on va lui proposer le voyage qui lui ressemble. Ca, c’est la promesse. Qu’en est-il dans la réalité ? La preuve par l’exemple !

Je reçois la semaine dernière une demande pour un week-end de luxe à Barcelone, pour une famille de 6 personnes (un couple, 3 ados et un bébé). Le contexte est particulier : c’est pour l’anniversaire du mari, et son épouse veut lui faire une surprise, en emmenant leurs enfants.

Jusqu’ici, rien de bien exceptionnel, tout le monde peut proposer un vol et un bel hôtel. 

Cependant, Madame a des exigences qui sont les suivantes :
- La cliente a regardé le prix des vols, et me demande si ce sera plus cher en passant par nos services de courtier en voyage UnVoyageParfait.com
- La cliente a repéré un hôtel
(recommandé par des amis) qui s’appelle le W et me demande une cotation
- La cliente me demande une chambre supérieure pour son mari, elle et leur bébé, et une chambre standard pour leurs 3 ados
- La cliente m’explique qu’elle a la phobie des ascenseurs et qu’elle aimerait donc ne pas être en étage trop élevé 
- La cliente souhaite une soirée d’anniversaire surprise pour son mari (par exemple un spectacle Flamenco) avec  un gâteau et des bougies  

Les aspects délicats liés à cette demande de devis sur mesure :
- La cliente a regardé le prix du vol et de l’hôtel en direct, et elle va certainement comparer le devis de UnVoyageParfait.com avec ses propres recherches (du moins dans les grandes lignes)
- Les spectacles de Flamenco (ou autre) ne sont pas autorisés pour les enfants de moins de 3 ans (et la client veut que son bébé de 18 mois soit présent, puisque c’est pour l’anniversaire de son père)
- On ne peut pas garantir un étage dans un hôtel, a priori, lorsqu’on réserve une chambre  
- La cliente n’a pas annoncé de budget

Comme à mon habitude, et selon notre principe de courtier, je sollicite donc des prestataires de confiance sur ce dossier (agences de voyages et tour opérateurs spécialistes de la destination, basés en France). En ayant pris soin de faire une petite simulation sur le tarif du vol et de l’hôtel en direct, pour me faire une idée des prix. Et j’arrive à un total approximatif de 4000 euros (pour les vols, 2 chambres d’hôtels pour 2 nuits et petits déjeuners). Biensûr, il s’agit de rajouter les transferts aéroport et une soirée d’anniversaire, mais je peux comme cela me faire une idée et surtout me mettre à la place de la cliente, qui va fatalement comparer.

Le résultat ? Sur les 3 partenaires sollicités, 2 me disent qu’ils ne proposent pas ce type de voyage, et qu’il sera très difficile d’obtenir un gâteau d’anniversaire (ah bon ?) et un 3e me fait une proposition qui me laisse un peu éberluée :

- On me propose 2 chambres supérieures (alors que la demande portait sur une supérieure et une standard) au motif qu’on ne peut pas mettre 3 ados dans une chambre standard.
- On ne peut pas me garantir d’étage peu élevé
- On ne me propose pas de soirée Flamenco, au motif que les enfants de moins de 3 ans ne sont pas admis ET on ajoute que de toutes façons, le gâteau d’anniversaire n’aurait pas été possible (je précise qu’on ne me propose pas non plus d’alternative en terme de soirée)
- On m’annonce un budget global de 6500 euros transferts aéroport inclus (et soit-disant offerts) soit plus de 60% plus chers que les prix publics que le client obtient en direct (pour rappel : 4000 €). 

Lorsque j’ai demandé à mon partenaire ce qui justifiait un tel écart de prix avec les tarifs en direct, son seul argument a été de me dire qu’il est impossible de rivaliser avec des clients qui ont déjà regardé les tarifs des prestations sur internet. On peut imaginer une différence de 20% (et parfois même 30%) pour une prestation très pointue et difficilement réalisable par soi-même. Mais 60% de différence, là, je ne suis pas d’accord…

Vous pensez bien qu’il m’est impossible de présenter un tel devis à ma cliente, sous peine de me décrébibiliser complètement… C’est alors que je pense à un autre partenaire, à qui j’explique le contexte, en lui disant que je dois trouver une solution sous 24 heures, car la cliente attend déjà son devis depuis 2 jours. Et là, miracle, on me propose ENFIN du VRAI sur mesure :

- Mon partenaire me garantit une chambre standard et une chambre supérieure, en étage peu élevé pour respecter le souhait de la cliente qui craint les ascenseurs (grâce à un contact bien placé chez Starwood, la chaîne d’hôtels à laquelle le W de Barcelone est affilié).

- Mon partenaire me propose de remplacer la soirée Flamenco par une soirée dans un restaurant typique de Barcelone adapté aux familles, avec animation musicale, gâteau et bougies.

- Mon partenaire me propose un tarif global de 4500 euros (hors soirée d’anniversaire). Ce qui, par rapport aux prix en direct est très raisonnable (+ 12% par rapport aux prix obtenus en direct ET transferts privés aller-retour inclus).

- Mon partenaire propose une assistance téléphonique 24 heures / 24 avant, pendant et après le séjour.

Inutile de vous dire que la cliente a signé le contrat dès réception du devis. 

Voilà ce que nous appelons un voyage sur mesure, chez UnVoyageParfait.com.

Cette démonstration se passe, je pense, de commentaires. Non… ?   

esther on 3 - mai - 2012 Ajouter un commentaire

On passe son temps à faire des conjectures, à tirer des leçons de ses expériences. En ce qui me concerne, sur le plan professionnel, j’apprends avec les années à me débarrasser de mes a priori. J’ai longtemps cru que je pouvais mettre mes prospects et clients dans des cases, repérer, à leur attitude, si j’avais des chances raisonnables de leur commercialiser un voyage ou un séminaire. Et puis, je réalise que la règle, c’est qu’il n’y a pas de règle. Et qu’il faut se fier à son instinct… mais pas trop !

Plusieurs situations m’ont récemment appris à me méfier de ce que je pensais être mon flair :

1/ Je vais vendre, c’est sûr, je suis en terrain conquis !
Un ancien client de http://www.unseminairereussi.com me contacte début Avril, et me demande un devis pour un séminaire à l’étranger. J’ai déjà organisé plusieurs manifestations pour lui, je suis assez confiante. Je connais bien ses attentes, le format de ses séminaires et le budget est toujours le même. Je me plonge donc dans de longues recherches. Et puis, rien ne va. Le client trouve toujours à redire. On en est au 7e devis (après avoir proposé tout et son contraire), je tente de ne pas perdre patience. Et puis j’apprends, au détour d’une conversation avec le client, que la direction a changé, et que par conséquent, il n’est plus décisionnaire. Je m’arme de patience, on en est au 8e devis. Pour finir, j’apprends que le client va organiser son séminaire « en interne », en consultant lui-même les hôtels. Et qu’il n’aura plus lieu à l’étranger mais en France. Je propose tout de même mes services. Trop tard, le client a déjà contacté tous les hôtels de la planète en direct.
MORALITE : je n’ai pas assez bien « qualifié » mon client (qui était en fait redevenu un prospect) car je partais de l’a priori qu’on avait déjà travaillé ensemble plusieurs fois et qu’il me tiendrait informée d’un changement de politique interne. J’aurais été bien plus pointilleuse avec un prospect et j’aurais sans doute pu anticiper et perdre beaucoup moins de temps.  

2/ Une ènième demande sur le Maroc, ça n’aboutira pas !  
Je reçois une demande via http://www.unseminairereussi.com pour un incentive au Maroc. Un peu découragée d’avance, je ne prends pas la peine d’appeler la personne (car le sport favori des prospects en 2012 est de nous demander la Tunisie et le Maroc pour leur séminaire, puis de nous dire « désolée, mais certains collaborateurs sont réticents à se rendre au Maghreb, on va rester en France, puisque le budget ne permet pas d’aller ailleurs »). Je me contente d’un mail (en bonne et dûe forme tout de même) avec une batterie de questions. Pas de réponse. Je me félicite donc de ne pas avoir perdu mon temps à téléphoner. Une semaine après, le prospect m’appelle, il attend toujours mon devis. Mon mail ne lui est jamais parvenu ! Je me confonds en excuses et lui envoie un devis sous 24 heures. Le client signe le lendemain, pour un très beau programme incentive VIP au Maroc.
MORALITE : J’aurais dû appeler le prospect sans me poser plus de questions, au lieu de partir du principe que le Maroc ne se vend pas, puisque j’ai fait dix devis qui n’ont pas été validés ces derniers mois.      

Biensûr, il faut tout de même se méfier dans certains cas de figure !  Par exemple, il est parfois évident qu’une demande de devis émane d’un étudiant en tourisme qui espère qu’on fasse ses devoirs (voir mon article à ce sujet). Parfois aussi, on reçoit un mail de demande de devis, et l’indélicat a mis en copie (non cachée !) une vingtaine d’autres prestataires. Sans oublier les demandes avec « un budget très serré » (traduisez par : on veut un hôtel 5* pour 3 nuits, des activités sportives originales, un dîner de gala… mais on a 300 euros par personne !).

Enfin bref, comme disait Socrate, plus ça va, et plus  »je sais que je ne sais rien » (c’était mon quart d’heure philisophique).

esther on 17 - avril - 2012 Ajouter un commentaire

Je suis inscrite à trnd, à un panel de consommateurs chargé de tester des produits de la vie courante. Quand un nouveau produit est proposé par le site, on peut se porter candidat. Je viens d’être retenue pour tester du chocolat bio et équitable de la marque Alter Eco : un colis de 2 kg m’est parvenu ce matin, et j’ai 45 jours pour tester, faire tester à mon entourage et faire part de mes impressions.

Le colis contient 10 tablettes (chocolat noir, blanc, au lait, avec des noisettes, des amandes, etc.) et 20 mini-tablettes (noir 60% de cacao) et 10 mignonettes. J’aime beaucoup le chocolat au lait, un peu moins le chocolat blanc, et je ne suis pas fan de chocolat noir, je vais donc mettre mon entourage à contribution…

En découvrant le livret de présentation qui accompagne les chocolats, j’ai pu lire un paragraphe sur « comment déguster un bon chocolat ? ». Il est dit que le chocolat fait appel à nos 5 sens :
- la vue : « un bon chocolat noir doit être lisse, brillant, de couleur brune et chaude » 
- le toucher : « la prise en mains nous renseigne sur sa consistance, qui doit être ferme »
- l’ouie : « un « croc » franc et précis est le gage d’un bon chocolat »
- l’odorat :  » le chocolat se sent, se hume, et son parfum vient chatouiller délicieusement les narines »
- le goût : « la longueur en bouche du chocolat désigne la persistance du goût, sa puissance et donc sa qualité. » 

Comme j’ai la manie de tout rapporter au tourisme de luxe, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’un bel hôtel fait aussi appel aux 5 sens :
- la vue : je suis très attentive à la décoration de l’hôtel, sa luminosité, son ameublement, etc.
- le toucher : les matériaux utilisés dans les chambres (draps, couvertures, oreillers, meubles de salle de bain, etc.)
- l’ouie : l’insonorisation des chambres est essentielles… ou alors, il faut être en pleine nature, et les bruits doivent provenir des oiseaux ou du vent qui se prend dans les arbres !
- l’odorat : je suis très sensible aux (discrets) parfums d’ambiance dans les hôtels, qui participent à donner une âme aux lieux
- le goût : le petit déjeuner est un moment crucial qui est la dernière touche d’une expérience hôtelière… s’il est de mauvaise qualité, l’impression générale peut être complètement gâchée (et c’est souvent le cas, même dans certains grands hôtels).

Envie de réserver un hôtel qui fasse appel à vos 5 sens ?
Faîtes une demande de devis chez le courtier en voyages UnVoyageParfait.com ! 

esther on 10 - avril - 2012 Ajouter un commentaire

C’est officiel, la version anglaise du courtier en séminaires est enfin en ligne : UnSeminaireReussi.com The Best DMC For France.  Après plusieurs semaines de dur labeur, de traductions, d’adaptations, de repérage de bugs en tous genres, les efforts ont payé !

Ce site s’adresse aux entreprises mais aussi aux agences étrangères désireuses d’organiser des séminaires et/ou incentive de qualité en France. Notre offre est thématisée : Paris, France, Corse, Montagne.

Nous avons déjà quelques contacts avec des entreprises espagnoles et anglaises.

Si vous avez dans votre carnet d’adresse des entreprises susceptibles d’être intéressées par nos services, merci de leur communiquer cette url : http://www.unseminairereussi.com/?lg=en

esther on 12 - mars - 2012 Ajouter un commentaire

Lorsque le téléphone sonne, j’espère toujours – évidemment – que ce soit un prospect ou un client. Lorsqu’à l’autre bout du fil, une voix survoltée me dit « Bonjour Madame, je suis X de la société Y, pourrais-je parler à un décideur / à un responsable communication, etc. » je coupe toujours, avec fermeté : « Je suis en réunion, et nous ne sommes pas intéressés, au revoir ». Certains vont jusqu’à rappeler, pour laisser un message sur le répondeur (car biensûr, je ne décroche pas deux fois de suite !) et pour s’offusquer en arguant que je ne sais même pas ce qu’ils ont à me proposer,e t que je passe à côté d’une trèèèèèèès bonne affaire. Ce type de scénario arrive plusieurs fois par semaine, et je suis devenue experte dans la manière d’éconduire gentiment et fermement. Le pire, je crois, c’est quand on me demande personnellement, et qu’on essaye ensuite de me vendre un produit ou un service. Je me sens alors épiée, et cela me déplaît fortement que l’on ait cherché mon nom dans le but de crédibiliser un discours commercial. Bref. Je me mets à la place de mes prospects. Ont-ils envie d’entendre : « Bonjour, je suis Esther Baruchel, de la société Y, j’aimerais savoir si vous organiser des séminaires pour votre entreprise ? etc. ».  Je pense sincèrement que non. L’ère de la prospection téléphonique me semble obsolète, et à moins d’être prêt à passer des dizaines d’heures au téléphone pour de bien maigres résultats, d’autres moyens paraissent plus adaptés.   

Je vous parlais ci-dessus de la prosection « dans le dur », auprès de personnes que l’on ne connaît pas. La plus ingrate. On peut tenter de relancer son portefeuille prospects et clients. Cela demande cependant une grande organisation pour ne pas harceler trois fois de suite une personne qui vous dit régulièrement qu’elle n’est pas intéressée. Ou pour éviter de relancer le prospect qui vous fait systématiquement plancher sur ses projets pour finalement passer par son prestataire habituel (cette technique lui permettant de comprimer les coûts de son prestataire, en le menaçant de passer à la concurrence !).  Il existe des logiciels censés aider à la prospection commerciale. Notamment Zoho CRM qui présente l’avantage d’être consultable à distance, sans besoin d’installer quoique ce soit sur votre ordinateur. Petit bémol : j’ai suivi une journée complète de formation à cet outil, et pour être tout à fait honnête, je ne me sens pas très à l’aise, il faut je pense une certaine prédisposition à l’informatique pour avoir envie de s’en servir !

Il y a aussi l’envoi de newsletters, pour se rappeler au bon souvenir de ses clients et prospects. Si on cible bien, on peut espérer un taux d’ouverture de 20% voire plus. Personnellement, je n’ai jamais dépassé les 10/12% malgré des messages très pointus et des offres que je pensais adaptées. Quant au taux de conversion (c’est à dire, les ventes qui découlent de ces newsletters) elles sont quasi-nulles. A mon sens, la newsletter apporte de la visibilité mais rarement des ventes. Ou alors, il faut être une multinationale et envoyer ses mailing à des centaines de milliers de personnes. A petite ou moyenne échelle, je ne suis pas sûre que ce mode de communication porte ses fruits. Personnellement, je dois recevoir une trentaine de newsletters par jour, dont plus de la moitié auxquelles je ne me suis pas inscrite spontanément. Résultat ? Je ne les lis même plus, je supprime machinalement dès que l’expéditeur est publicitaire. D’autant qu’on est trop habitués aux effets d’annonce, et les  mails qui titrent « Offre exceptionnelle », « Service gratuit », etc. ne nous émeuvent plus.

Oublions les prospectus, distribués à la sortie du métro ou déposé sur les voitures qui finissent dans le meilleur des cas dans la poubelles et le plus souvent au sol.  Quant aux courriers, ils peuvent retrouver leurs lettres de noblesse (à condition toutefois de les personnaliser) et leur coût est non négligeable.

A ce jour, voici les méthodes qui me semblent les plus porteuses :

- Les réseaux sociaux en tous genres (Facebook, Viadeo, Linkedin, Twitter) qui permettent d’alterner l’auto-promotion, les articles de fonds pour se crédibiliser, le partage d’infos dans son domaine d’activité, et la prise de contact très ciblée et non-intrusive via les messageries internes sur les sites.   

- Les blogs : http://www.estherbaruchel.com/ en est la preuve vivante. J’ai signé de nombreux contrats après des échanges avec des lecteurs, conquis par mon savoir-faire que je mets en avant depuis plusieurs années sur ce blog. Cet outil permet de créer un lien avec ses potentiels clients sans les inconvénients de la prospection. C’est le client qui fait la démarche de venir lire le blog,  et il ne se sent donc pas agressé.

- Les sites web d’entreprise : que ce soit www.unvoyageparfait.com ou http://www.unseminairereussi.com/, lorsqu’ils sont régulièrement alimentés par des contenus nouveaux, ils attirent des prospects via les moteurs de recherches qui les recensent. Délivrer des informations qualitatives, avec une ergonomie agréable et un design en rapport avec son activité, voici quelques points clé. Je suis revenue pour le moment du référencement naturel (payant) qui pour ma part n’a jamais été concluant. Et ce, quelque soit les sommes investies. Une fois encore, je parle sous l’angle des PME. Les grandes entreprises ont tout intérêt à faire référencer massivement leurs sites web. Mais lorsqu’on est petit, on ne peut pas rivaliser en terme de moyens mis en oeuvre et de financement. A moins d’avoir la capacité de référencer soi-même son site web.    

- Les relations presse : elles peuvent se montrer payantes, mais c’est la roulette russe. Trouver un bon prestataire dans la jungle des profiteurs me semble bien peu aisée, et j’ai déjà fait les frais de beaux parleurs (logique, la communication, c’est leur métier !) avec des résultats très décevants. Une fois encore, pouvoir s’offir ce qui se fait de mieux, avec une agence reconnue, peut être un bon investissement.

- Les campagnes de pub Google Adwords : j’en suis fan. Je me suis formée avec les années, et je gère personnellement les petites annonces. Un système d’enchères qui permet de mettre ses produits et services en avant en fixant le montant maximum que l’on est prêt à investir par clic. Je m’y retrouve tout à fait et c’est à mon sens une des solutions les plus avantageuses pour les petites entreprises. Pas besoin d’investir des milliers d’euros. Si on est assez malin pour bien cibler ses petites annonces et les mots-clés associés, on peut attirer des clients. A ce jour, j’investis environ 10% de mon chiffre d’affaires dans les campagnes Google Adwords.

- Les publicités dans la presse spécialisée : très intéressantes parfois. Ne pas hésiter à investir jusqu’à 1000 euros pour une pub dans une revue ciblée, j’ai souvent eu d’excellents retours. Le tout étant biensûr de choisir soigneusement son support et de ne pas accepter n’importe quoi, proposé par un téléprospecteur zélé qui vous assure que vous allez vendre vos logiciels de compta comme des petits pains dans le prochain numéro de « Toutou Magazine » :-)

Il existe encore de très nombreuses manières directes et indirectes de prospecter des clients : intervenir lors de conférences dans votre domaine d’activité, nouer des partenariats croisés avec d’autres entreprises aux services complémentaires,  et que sais-je encore…

D’ailleurs, peut-être avez-vous des retours d’expérience ou des conseils que vous souhaitez partager au sujet de la prospection commerciale des PME ?

esther on 28 - février - 2012 3 commentaires

Une des (nombreuses) bêtes noires des agences événementielles, ce sont les étudiants à qui le professeur donne un cahier des charges pour organiser un séminaire. Charge aux élèves de faire des recherches, en situation, c’est à dire en se mettant dans la peau d’un chef de projet événementiel. Jusqu’ici, rien d’anormal, et c’est même formateur, de travailler sur un cas réel.

Là où cela devient moins drôle, c’est quand l’étudiant paresseux ou mal organisé (il doit rendre son devoir pour demain !) se tourne vers des agences événementielles en se faisant passer pour un potentiel client. Il espère alors qu’on lui transmettra une offre clé en mains, correspondant parfaitement au cahier des charges de son professeur.  Eh hop, il s’approprie le travail de l’agence, et prétend avoir mené de longues recherches pour obtenir les tarifs et prestatations. Sans compter la jolie présentation Powerpoint que l’agence événementielle a pris tant de temps à mettre en forme, et qui ne manquera pas d’impressionner le professeur…

Alors, comment démasquer ces petits « truands du tourisme » ?    

Je tenais à évoquer ce thème aujourd’hui car, pas plus tard qu’hier, j’ai bien failli me faire avoir. D’ordinaire, il est plutôt simple de reconnaître ces fraudeurs. Ils vous contactent avec un mail personnel (Hotmail, Gmail, Yahoo…) et vous donnent très rarement leur téléphone (ou alors, un portable, auquel ils ne décrochent pas). Et là, méfiance, on demande un mail pro et sans réponse, on ne donne pas suite.

Cependant, la ruse devient de plus en plus poussée et les scénarios mieux rôdés (comme ces spams qu’on reçoit d’un ivoirien à l’article de la mort qui a besoin de vous pour mettre des millions en sécurité, en échange d’une généreuse commission). Hier, donc, je reçois une demande de devis en bonne et dûe forme sur Un Séminaire Réussi . Seul hic : mail Gmail et pas de téléphone, mais un nom de société. Je prends donc contact par mail avec la personne qui me donne plus de détails sur ses attentes, et m’explique que ce séminaire à pour but de ressouder une petite équipe, que le programme doit être prestigieux, que le budget est no limit et qu’un des participants est à mobilité réduite. 

Je trouve le projet cohérent, d’autant plus que la personne justifie le mail perso par le fait qu’elle est immobilisée chez elle pour quelques jours, d’où le fait qu’elle ne puisse accéder à sa messagerie professionnelle. Je suis sur le point de plonger, après un échange de 5 mails. Et puis la personne fait un faux pas. Il est 17h, et elle me dit qu’il lui faut le devis pour le lendemain matin 10h au plus tard. Et là, je flaire l’arnaque, le devoir de dernière minute. Je creuse donc dans les Pages Jaunes pour trouver le nom de la pseudo société et je trouve des orthographe approchantes, mais rien d’identique. Bref, je relance la « cliente » et j’attends toujours sa réponse.     

Et la plus honteux dans cette affaire, c’est que la demande était vraiment très pointue et aurait demandé des heures de travail, que j’aurais sans doute effectuées dans l’urgence pour un client motivé.

En résumé, méfiance ! Par principe, ne pas proposer de devis de séminaire à une personne qui se « cache » derrière un mail perso, sauf si cette personne accepte un échange téléphonique (car là, pas d’échapatoire, on démasque tout de suite l’imposteur à la voix peu assurée et au discours scolaire). Se méfier aussi des budgets « no limit » qui dénotent un manque de réalité dans un monde où les restrictions budgétaires sont légion. Se méfier aussi des demandes trop académiques (dans le cas présent, un des participants est à mobilité réduite, on dirait une  »étude de cas » !).  

Mesdames et messieurs les professeurs, si vous lisez cet article, merci de sensibiliser vos étudiants au fait que leurs pratiques déloyales nous font perdre un temps précieux.

Dans un autre registre (qui fera sans doute l’objet d’un autre ‘article), se méfier comme de la peste des demandes de devis séminaire émanant d’agences de communication, d’agence de voyages, ou pire, d’autres agences événementielles. 9 fois sur 10, l’indélicat s’appuira sur vos sources pour monter le projet par lui-même. Toujours préférer le contact direct avec le client, lorsque cela est possible.  

Mais pour rester sur une tonalité positive, la plupart des demandes de devis que nous recevons chez Un Séminaire Réussi  émanent de « vrais » clients respecteux de notre travail, et qui ont des attentes réalistes.

esther on 9 - février - 2012 3 commentaires

Sans le vouloir, j’ai fait une petite étude de marché sur la flambée des prix dans l’hôtellerie de charme et de luxe. Bien décidée à m’échapper 48 heures, je voulais planifier un petit week-end pour la mi-février à moins de 2 heures de voiture de Paris. Une envie somme toute banale. Je me suis dit qu’en plein hiver, et au vu de la météo, les hôtels de la moitié Nord de la France ne devaient pas crouler sous les réservations. Etait-ce l’effet Saint-Valentin ? ou encore les vacances scolaires ? Toujours est-il que je me suis vu proposer des tarifs affolants !

Quelques exemples ? Un petit 3* à Deauville au tarif (promotionnel !) de 140 euros la nuit petits déjeuners inclus. Un hôtel 4* dans la campagne normande à 415 euros la nuit en chambre standard hors petits déjeuners. Un 4* en région parisienne à 450 euros la nuit (certes, en suite, et petits déjeuners inclus !). Un 3* vieillot en banlieue parisienne à 130 euros la nuit petits déjeuners inclus. Et pour finir, un 4* défraîchi à Lille à 150 euros la nuit petits déjeuners inclus.  

Vous allez me dire que je débarque, que ce sont des prix « classiques ».  J’ai tout de même du mal à avaler que ces hôtels affichent de tels tarifs en plein coeur de l’hiver.    

Je m’étais fixé un seuil psychologique de 100 euros la nuit petits déjeuners inclus pour un hôtel de charme avec un certain cachet, plutôt design. J’ai le souvenir d’avoir réservé par le passé des hôtels dans cet esprit et ce budget. Et je suis donc sidérée par l’envolée des prix.  Conclusion : je n’ai encore rien réservé.

Ah oui, j’oubliais, détail important : les tarifs que je vous ai annoncé sont des prix ‘spécial professionnel du tourisme’. Autant vous dire que les tarifs grand public sont 10 à 25% plus chers…

C’est moi qui déraille, ou vous avez le même ressenti… ?