Je viens de signer un contrat pour un séminaire à Malte, et j’en suis la première étonnée. Laissez-moi vous raconter les rebondissements de cette histoire… Il y a facilement trois mois, une responsable marketing d’un grand groupe me contacte pour l’organisatation d’un séminaire au Maroc, pour une équipe de 25 collaborateurs internationaux. Les échanges avec la cliente sont tout de suite amicaux et agréables, et l’on bâtit ensemble le programme désiré. Des activités sportives originales, un hôtel de grand confort, des soirées branchées et typiques à Marrakech. Le tout pour un budget raisonnable, au regard des prestations. Bref, j’étais assez contente du résultat.
Premier rebondissement :
J’apprends que le feu vert pour le déblocage des fonds doit venir des Etats-Unis. J’apprends aussi qu’il va falloir patienter car l’autorisation n’est pas arrivée. Evidemment, les conséquences sont la perte des options sur les vols et l’hôtel. Nous convenons donc, avec la cliente, qu’elle revienne vers moi dès qu’elle obtient une réponse. Vous imaginez – et vous savez sans doute – comme c’est inconfortable et décevant, lorsqu’on a travaillé sur un projet, de le voir mis en veilleuse de la sorte. Bref, j’étais tout de même confiante, tout me laissait penser que la cliente avait retenu notre devis, et qu’on n’attendait plus que l’aval de la maison-mère.
Deuxième rebondissement :
Looooooooongtemps après (peut-être un mois plus tard), j’apprends que le projet redevient d’actualité, mais que nous sommes en compétition avec plusieurs agences. Première nouvelle. On nous demande de remanier le devis, ce que je fais de bonne grâce. Je commence à perdre espoir. A nouveau, un long silence.
Troiième rebondissement :
La cliente est sur le point de signer avec Un Séminaire Réussi, elle m’annonce que nous avons été retenus pour organiser leur séminaire à Marrakech. S’ensuivent quelques mises au point, mais je suis ravie de la tournure que prennent les choses. Quand tout à coup, se produit l’attentat dans un café de la place Djema El Fna. Machine arrière. La cliente ne veut plus envoyer ses équipes au Maroc
Il faut TOUT reprendre depuis le début. Découragement, je l’avoue. Mais je reprends le dessus, et on re-discute de destinations potentielles. Le problème ? Sans changer d’un iota le confort de l’hotel et le type d’activités, on ne pourra plus tenir le budget. Ce n’est pas un mystère, j’en parlais justement ici, le Maroc est LA destination séminaire au meilleur rapport qualité-prix. On est dans une impasse…
Quatrième rebondissement :
Le budget reste inchangé (1000 € / personne pour 3 jours) MAIS les billets d’avion sont désormais à la charge des collaborateurs. Cela nous donne une bouffée d’oxygène. On repart sur d’autres pistes. Le souci ? Comme les collaborateurs viennent du monde entier, il faut trouver une destination facile d’accès, et avec des plans de vol pratiques, fréquents et sans escale. On se tourne vers l’Espagne, le Portugal et Malte. Finalement, je me rends compte qu’en terme d’originalité du programme, de qualité de l’hébergement et de restaurants, Malte s’impose. La cliente semble emballée. J’ai bien dit « semble ».
Cinquième rebondissement :
Malte ne plaît pas aux collaborateurs. Ils ne connaissent pas, mais la destination ne leur fait pas envie, ils ont peur de s’ennuyer, c’est une équipe jeune. Ils préfèrent les Canaries ou la Sardaigne. Ah bon. J’argumente, j’explique qu’on ne pourra pas contruire le programme qu’ils souhaitent sur ces destinations, que les vols seront compliqués à trouver, etc. Mais la cliente a reçu un devis concurrent sur la Sardaigne qui séduit les collaborateurs. En terme de destination tout du moins. Car c’est un village-vacances certes 4* en formule tout inclus, avec aucune activité fédératrice au programme. La cliente a aussi une piste sur la Crête. Je me re-re-décourage. Je ne dois plus trop espérer, me dit la cliente, Malte est écartée.
Sixième rebondissement :
Je recontacte la cliente, quelques jours plus tard, et je lui demande où elle en est. Elle admet alors que les concurrents se sont montrés très confiants mais qu’à ce jour, les programmes reçus sont décevants et fades, et que de plus, les vols semblent effectivement compliqués à trouver vers la Sardaigne et la Crête. Je commence à me détendre. La cliente me demande un énième argumentaire pour justifier l’intérêt de Malte. Je m’exécute : climat doux, pays anglophone (essentiel pour un groupe international), bel hôtel en bord de mer et en centre-ville, activités sportives amusantes (parachute ascensionnel, balade en quad, course en canoe), soirées animées (bar, discothèques, bons restaurants)… Je connais bien mon dossier.
EPILOGUE :
La cliente signe notre contrat, elle est conquise. Malte reste une destination qui n’attire pas vraiment ses équipes, mais le contenu du programme et l’accessibilité l’emportent. J’apprends alors, incidemment, que 15 agences ont été mise en compétition sur ce dossier. Heureusement que je l’ai pas su avant, car je pense que j’aurais refusé de m’en occuper
Ne jamais s’avouer vaincu ou se laisser décourager, aller au bout des choses. Voilà la leçon que je tire de cette expérience.
Ca fait toujours plaisir, lorsque les journalistes s’intéressent à ce qu’on fait. J’ai été interviewée pour le
Je suis toujours ravie, lorsqu’on me demande une prestation hors du commun. Pas une cabane dans les arbres sans eau et sans électricité à 59 euros la nuit, non, plutôt des week-ends et des voyages d’exception qui sortent de l’ordinaire. J’ai eu envie de vous lister certaines demandes que j’ai eu le plaisir d’honnorer ces dernières années, au travers de
J’ai découvert un département ravissant, avec de petits ruisseaux, des ponts, une nature luxuriante, une campagne verte à souhait, avec des chevaux, des vaches… La campagne, quoi 
Ceux qui me connaissent personnellement savent pourquoi il n’est pas évident pour moi (a priori) de me mettre à la place de célibataires cadres sup entre 40 et 55 ans. Et pourtant, ma grande intuition m’a souvent poussé à ressentir fortement les choses et à savoir d’où vient le vent (pour l’avoir dans le dos !). J’ai fait une petite étude de marché sur le terrain, pour valider ce pressentiment.
Ces célibataires cadres sup exigeants m’ont aussi livré quelques clés essentielles, à savoir qu’ils en ont assez d’être considérés par leur entourage comme en quête de « l’âme soeur ». Bon nombre d’entres eux m’ont déclaré être des solos heureux, qui profitent pleinement de leur célibat et de la liberté que cela leur apporte. Ils ne sont pas tous pressés de s’installer en couple, et les aventures amoureuses plus ou moins longues leur conviennent. En d’autres mots, le célibat est parfois un choix. Ce qui pèse le plus aux célibataires cadres sup, finalement, serait le regard que les personnes en couple portent sur eux. Une célibataire épanouie m’a confié qu’elle en a assez que sa situation soit vécue comme une maladie par sa famille et ses amis. Un autre solo m’a expliqué qu’il ne veut faire de rencontre que dans la « vraie vie », et qu’il redoute les dîners entre célibataires où la voisine de table lui fait des sourires aguicheurs parce qu’elle pense qu’il est forcément venu pour se caser.
Je suis Esther Baruchel, la Fondatrice et Gérante de UnVoyageParfait - 1er courtier en voyage haut de gamme – et UnSeminaireReussi - 1er courtier en séminaire et incentive.

